Les jours “off” : ces journées où l’on se fout enfin la paix

Les jours “off” : ces journées où l’on se fout enfin la paix

January 14, 20263 min read

Il y a des jours où tout pèse plus lourd que d’habitude.
Des jours où le monde fait trop de bruit, où le corps dit non, où la tête n’arrive plus à suivre.
Des jours où la moindre tâche semble demander une énergie démesurée.

Ces jours-là, on pourrait les appeler des pauses, des ralentis, des temps morts.
Moi, je les appelle les jours off.

Et un jour off, ce n’est pas un jour “où l’on ne fait rien” au sens paresseux du terme.
C’est un jour où l’on se fout enfin la paix.

Un jour off, c’est quoi exactement ?

C’est un jour où l’on renonce à performer.
À expliquer.
À rattraper.
À tenir debout pour les autres.

Un jour où l’on accepte de ne rien produire.
De ne rien réussir.
De ne rien porter de plus que ce qui est déjà là.

Dans le deuil, ces jours-là ne sont pas des caprices.
Ils sont souvent nécessaires.
Parfois même salvateurs.

Le jour où l’on arrête de se battre contre soi

Après la mort d'un être cher, on avance dans un monde qui ne correspond plus tout à fait.
Le cerveau cherche des repères.
Le corps encaisse la charge émotionnelle.
Le cœur tente d’intégrer l’impensable.

Un jour off, c’est le moment où l’on accepte qu’on n’a plus rien à prouver.

On se lève à l’heure qui vient.
On mange comme on peut.
On respire comme on peut.
On fait ce qui est possible — parfois rien. Et ce “rien” est déjà beaucoup.

Parce que dans un jour off, le but n’est pas d’avancer.
Le but est de ne pas s’abîmer davantage.

Les jours off ne sont pas des jours perdus

Dans une société obsédée par le faire, l’efficacité, la reprise rapide, il est difficile d’admettre qu’un jour sans action puisse avoir un sens.

Et pourtant, dans le deuil, un jour off est souvent un jour où :

  • le système nerveux tente de se réguler,

  • la charge émotionnelle trouve un exutoire,

  • le corps se protège de la surcharge.

C’est un jour où l’on se met en veille.
Où l’on se pose.
Où l’on se fiche la paix sans se justifier.

Et ça, c’est précieux.

La règle douce : jamais deux jours off d’affilée

Pas pour pousser.
Pas pour performer.
Pas pour “s’en sortir”.

Mais parce qu’un jour off doit rester un espace de respiration, pas un territoire d’enfermement.

Le lendemain n’a pas besoin d’être productif.
Il a juste besoin d’être un tout petit peu vivant.

Sortir prendre l’air.
Envoyer un message.
Faire une chose minuscule.

C’est une manière de dire à la vie : « Je suis encore là. Doucement, mais là. »

Comment traverser un jour off sans se blesser

1. Nommer la journée
Dire intérieurement : « Aujourd’hui est un jour off. »
Et laisser cette phrase poser le cadre.

2. Réduire au strict essentiel
Boire.
Manger un minimum.
Respirer.
Se laver si on en a envie.
Rien de plus.

3. Créer un cocon
Une couverture.
Une boisson chaude.
Une lumière douce.
Le corps a besoin de sécurité, pas de stimulation.

4. Préparer un geste pour demain
Pas un objectif.
Un simple geste.
Pour savoir que le lien avec la vie n’est pas rompu.

Un jour off n’est pas un échec

C’est un sas.
Une parenthèse.
Une respiration entre deux tempêtes.

Un jour où l’on renonce à lutter contre soi.
Un jour où l’on choisit la douceur plutôt que la performance.
Un jour où l’on laisse le cœur reprendre un peu de place.

Et parfois, ce sont précisément ces jours-là qui permettent de tenir debout le lendemain.

Rachel, alias Airgie

Rachel Jungbluth

Fondatrice de Sanaé

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